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dessiner l’orthographe

L’orthographe reste le point fragile du dyslexique/dysorthographique tout au long de sa vie (très rares sont les dyslexiques qui n’ont pas de difficultés orthographiques).

Cette méthode atypique de mémorisation de l’orthographe des mots peut permettre à un enfant dyslexique/dysorthographique de prendre le contrôle de l’apprentissage de son vocabulaire. 

Dans un premier temps, l’enfant analyse le mot pour découvrir la difficulté liée à celui-ci. Il se demande ce qui risque de lui poser un problème dans ce mot. Il identifie ainsi la ou les difficultés propres à son mode d’apprentissage (métacognition).

Ensuite il passe par une représentation de la signification du mot (travail sur le sens). En créant une image de cette signification, qu’il va dessiner (mémoire kinesthésique), il réalise un ancrage sur lequel il peut mettre en évidence la difficulté orthographique du mot en question.

Pour certains mots, l’enfant dyslexique peut également utiliser ses ressentis qui font appel à l’affectif et à l’émotionnel pour créer cet ancrage mnémotechnique.

      

Il faut que ces dessins viennent de l’enfant. La personne qui l’accompagne ne doit pas intervenir. L’enfant doit créer les liens qui sont les siens et qui lui seront utiles.  Attention, nous avons vu que lorsque l’enfant utilse des dessins fait par d’autres, le travail n’est pas du tout le même, il peut y avoir confusion et mélange de dessins.

Questions à poser à l’enfant pour l’accompagner dans la restitution :

a. Tu vois mentalement ton dessin?
b. Que vois-tu d’écrit dedans ?

Les enfants dyslexiques sont très créatifs et adhèrent facilement à ce type d’exercice, qui peut représenter, pour eux, une activité liée au dessin, matière qu’ils apprécient plus que le français.

Dessiner l'orthographe

Le dico-visuo-sémantique communautaire

Le jeu de l'échelle

Cette méthode, ainsi qu’un nombre moins important de mots dans ses vocabulaires, a permis à ma fille, qui fonctionne de manière dyslexique, de prendre le contrôle de son apprentissage de l’orthographe. Cette prise de contrôle l’a rassurée quant à ses capacités et lui a permis d’avancer, avec confiance, dans sa scolarité.

J’ai partagé, avec le GRe10, à ses tout débuts, cet outil que j’avais imaginé pour sortir ma fille de la situation d’échec douloureuse dans laquelle elle se trouvait avec ses vocabulaires. J’ai participé très activement au développement et à la promotion du tout premier dictionnaire visuo-sémantique du GRe10 pendant de nombreuses années. Je conserve la conviction morale que nous nous avions à l’époque : l’accès aux réalisations en visuo-sémantique doit rester entièrement GRATUIT ! J’ajouterais que l’outil est d’autant plus riche qu’il est PARTAGÉ !

N’hésitez-pas à nous envoyer vos créations à : info@ateliersdys.ch , elles viendront rejoindre toutes les autres directement dans le https://dico-visuo-semantique.ch/

 

Voici l’ancien fichier du GRe10 : Dessiner-pour-apprendre-lorthographe-MG-dyslexie-dysorthographie

Réalisation de deux classes, 5C et 5F du Collège Robert Desnos à Rives en frances.

En ce qui concerne le travail qui a été mené en classe pour réaliser ce livret, nous avons procédé ainsi :

1. Dictée à trous (évaluation diagnostique) avec 75 mots choisis par l’enseignant (piochés dans la liste de fréquence de Nina Catach et celle d’Étienne Brunet disponible sur Eduscol) : homophones / lettres muettes / double consonne.

2. Création par l’enseignant d’un tableau récapitulatif reprenant le nombre d’erreurs par élèves, par classe, par mots, par type de mots.

3. Chaque semaine, une séance était consacrée à cette activité. Les groupes changeaient en fonction de leurs besoins, de leurs erreurs repérées dans les évaluations diagnostiques. Durant chaque séance, les élèves ont eu accès au livre (“Mon orthographe illustrée”) et au dictionnaire visuo-sémantique, depuis l’ordinateur de la classe.

Constitution de groupes de besoins par l’enseignant, de 3 à 5 élèves, répartis en îlots dans la classe. Chaque groupe s’est vu attribuer au minimum deux mots qu’il n’avait pas su écrire durant les évaluations diagnostiques et avait 45 minutes pour réaliser les dessins aidant à la mémorisation de leur orthographe. Si un élève souhaitait travailler seul, il en avait la possibilité. Si des élèves étaient en avance, de nouveaux mots leur étaient donnés.

  1. Évaluation finale grâce à la dictée à trous initiale.
  2. Réalisation de leur propre ouvrage illustré.

J’espère avoir donné l’envie à d’autres enseignant(e)s de mener ce projet avec leurs élèves car il a réellement insufflé une belle dynamique de travail et de collaboration dans mes classes. Sans parler de la progression en orthographe lexicale de mes élèves ! (25% d’erreurs à la dictée initiale -> 8% d’erreurs à la dictée finale, 3 mois plus tard).

M. Ch.

Un grand merci aux élèves de ces deux classes du collège Robert Desnos et à leur maitresse qui ont désiré partager avec nous leur super travail!

Mathilde Goumaz